Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /Fév /2007 13:57
Le festival d'Angoulême n'aura pas lieu...
         ... lieu d'être? Lieu d'avoir? Le festival d'Angoulême a fermé ses portes après quatre jours d'activité intense et diverse. Les éditeurs se plaignent de la délocalisation des stands, les auteurs se plaignent du travail à la chaîne, les lecteurs se plaignent de l'attente sans fin pour une dédicace. Les seuls à ne pas se plaindre cette année sont les petites maisons d'éditions et les associations indépendantes qui ont enfin trouvé un lieu d'accueil à côté des grands et inaccessibles Dargaud, Delcourt, Soleil et autres Géants.
         Première nouveauté non négligeable: la démocratisation d'un mode d'expression différent, plus littéraire, qui a fait ses preuves ave la fameuse génération Satrapi, Trondheim, Menu et qui ne demande que l'occasion de poursuivre ses efforts.
Deuxième nouveauté: le prix accordé cette année à José Muñoz, dessinateur argentin à l'univers sombre, noir et blanc. L'academisme s'ouvre à un autre langage, plus angoissant, moins stylisé, international.
        Nous ne pouvons qu'applaudir cette démarche, doublement jeune et moderne, qui accorde ses lettres de noblesse à un univers riche et prolixe, où l'image n'est pas seulement figée, où l'expression n'est pas que drôle et où le rire n'est pas uniquement français.
Par Evi Kimoliatis - Publié dans : Pour cendre
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